Education des enfants

9. juin, 2015

« Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent. »  Antoine de Saint-Exupéry 

 

L’enfance est une étape capitale de la vie, que l’on ne saurait escamoter sans tuer de facto l’adulte dont elle est porteuse.

Se souvenir de l'enfant que l'on a été, ce petit effort permettrait d'aborder la question de l'éducation des jeunes en toute simplicité, sans complexes, ni préjugés accusateurs à tort ! On comprendra mieux alors tout le sens du chemin qui est en train de se tracer au rythme des pas qui l'arpentent. Et l'on comprendra aussitôt qu'en dépit des trébuchements et des glissades, chaque pas aura son pesant d'or quant à l'issue finale.

Que l’on ne s’y trompe guère alors, l’enfant sérieux c’est celui là qui vit pleinement son enfance ! Certains se pressent déjà de parler d’insouciance, mais non ! Oui vraiment non !

Ne confondons pas cette attitude bien inconsciente de l’adulte, à l’innocence fonctionnelle de l’enfant.

Cet état d’esprit toujours relaxe lui permet de grandir naturellement, et il s’exprime à travers le jeu.

Le jeu ! Ah tiens, le voilà ! Ce truc dont il ne peut jamais se passer, au risque de toujours provoquer l’ire des adultes ! Il le lui faut, c’est bien là l’astuce de sa nature à lui enseigner l’art de grandir sans le sentir !

Ne nous fatiguons pas trop à lui forcer des choses qui ne sont pas encore à son goût, mais astreignons-nous plutôt à faire en sorte qu’il trouve de l’intérêt à ce qu’on lui présente, le reste devient un jeu ! Voilà que tout redevient jeu, au rythme de son « je »si fragile encore, mais qui se jauge, se démarque, et se positionne au fur et à mesure que la construction de sa personnalité a lieu.

Éduquer, à notre humble avis, c'est aider l'enfant à forger seul son chemin! Autrement dit, c'est l'accompagner vers la conquête de son autonomie; le guider vers la "bonne voie", sans pour autant qu'il s'en sente prisonnier, mais plutôt faire en sorte qu'il en trouve  de l'intérêt, voire même du besoin! Car chez l'être normal, le besoin d'accomplir le "Bien", le "Convenable», a presque la même valeur que le besoin de manger et de dormir!

C'est en ce sens, d'ailleurs que Voltaire considérait, et à juste titre, qu'"éduquer, c'est restituer à l'enfant son humanité", c’est lui transmettre en douceur les valeurs de la société !

Oumar LY, Directeur  de Collectivités Educatives

9. juin, 2015

L'éducation ne saurait être un pur produit de l'esprit. Elle est nécessairement réaliste si elle veut être utile, donc praticable dans la société où vit l'enfant. Une véritable éducation est une action concrète, sinon l'incitation à des attitudes concrètes, inspirée de la réalité socioculturelle et économique du monde de l'enfant. Le plus grand danger de la mondialisation est justement là: par la magie d'une communication fulgurante, l'autre (l'occident en général) impose finalement son modèle culturel (socioéconomique) sans que nous ayons assez de ressources pour résister objectivement. La conséquence est là, effarante et déroutante: une mentalité extravertie chez des jeunes généralement déconnectés de leurs réalités propres.

-       Comment alors construire un monde qui serait réellement le nôtre?

-       Comment leur inculquer une citoyenneté positive, essentiellement basée sur l'enracinement d'abord avant l'ouverture?

Un vrai défi pour l'éducation africaine!

La vraie éducation, c’est lorsque l’on se fixe pour objectif de libérer l’individu encore si fragile qu’est l’enfant, de tous les jougs ou contrepoids artificiels ou naturels, imaginaires ou réels. Loin d’une tendance négative au « dressage », l’action éducative n’est positive que lorsqu’elle vise l’autonomie chez l’enfant.

Le meilleur parent d’entre-nous est celui-là qui aura compris qu’il ne sera pas toujours là, et qui fera tout pour que, en toute douceur, son enfant le comprenne déjà et s’y prépare.

Ce parent si conscient comprendra alors qu’une trop forte protection de son enfant est un frein au projet personnel du petit bonhomme : « le projet d’autonomisation » !

L’enfant autonome gagne son avenir si tôt alors, en marchant d’un plein allant avec ses propres jambes, loin des béquilles généreuses de papa et maman. Il leur en sera très reconnaissant d’ailleurs.

                                                            Oumar LY, ce 26 février 2011

 Pensées CLE

7. juin, 2015

Par O. LY

Commencer par le commencement, c'est alors investir sinon s'investir au service de la jeunesse, principalement  du côté des enfants. Eviter surtout de mettre la charrue avant les bœufs, se défendre à tout prix de sacrifier le fondement de la bâtisse au profit de sa splendeur superficielle. Investir en l'enfant, c'est marcher sur terre ferme pour atteindre les cimes de la performance, la voie du développement durable.

Il nous faut donc, au nom de ce principe, donner à l'enfant sa place, et toute sa place si nous voulons œuvrer pour un avenir stable.

Qu'est-ce à dire alors ? Donner à l'enfant sa place !

Oui lui donner sa place, et toute sa place alors !

C'est simplement s'opposer à toutes formes d' « infanticide ». Pas seulement celles qui mettent fin à l'existence physique de l'enfant, forme la plus banale, et certainement la plus cruelle et la plus odieuse. Mais nous voudrions nommer ici toutes ces formes basiques, souvent inaperçues mais autant cruelles pour « l’à-venir » de l’enfant !

Notre vrai combat, et nous insistons là-dessus, c’est nous opposer énergiquement à tout escamotage ou négligence vis à vis de cette étape incontournable: l'enfance. Sinon, nous commettrons ou nous assisterons coupables, à l'une de pires formes d'infanticide: la "non enfance" qui serait un drame pour l'humanité. "Devenir homme très tôt c'est devenir un petit homme" a dit le penseur.

Voilà d'ailleurs le problème: "il est quasi impossible aux jeunes, notamment les enfants d'être sérieux", se plaignent souvent les adultes faisant allusion à leurs infinies escapades ludiques, à leur insouciance permanente, bref à leur joie de vivre quasi inconsciente. C’est que l’enfant, contrairement à l’adulte, regarde le monde avec désintérêt, « sans amertume » comme dirait Paulo Coelho. Si pour l’enfant le monde en face est un spectacle vivant où il apprend énormément, en étant lui-même acteur, chez l’adulte ce monde est plutôt obstacle à franchir avec des certitudes déjà établies.

A vrai dire, les insouciants ce sont plutôt ces adultes qui refusent de s'arrêter un tant soit peu pour une analyse approfondie de ce film déjà vécu. Ils ont vite oublié le plaisir immense que leur procurait jadis cette liberté de parcourir des espaces infinis en plein air et à toutes saisons, de s'éclater sans limites avec les pairs indépendamment des notions de temps et de lieux. Et c'est là toute la beauté de l'enfance: une école gratuite pour apprendre la vie sans licence, donc sans "complexe". C'est d'ailleurs les raisons de notre propos à dire: les enfants d'abord ! En réalité quiconque rate cette étape, ou en tout cas la négocie mal, passe inéluctablement à côté du train de socialisation qui doit mener à l'homme qu'il sera demain.

Si comme le dit Voltaire éduquer c'est restituer à l'enfant son humanité, nous ajouterons volontiers que c'est aussi instituer en lui la pérennité de l'homme, pour ne pas dire de l'histoire humaine.

Attention alors Messieurs les adultes ! « Jouer et se plaire » ! Ah, ...! Rien de plus sérieux chez l'enfant.

Et d'ailleurs nous devons les prendre au sérieux, suivant les lois de la nature (biologie, physiologie, psychologie, etc. ...); d'autant plus que le jeu a un rôle fonctionnel dans le développement physiologique et psycho affectif de l'enfant. Il lui permet entre autre, de confirmer et d'améliorer son développement psychomoteur, d'élargir et d'enrichir son espace d'évolution, mais aussi et surtout de prendre confiance en lui, grâce à l'action plurielle. En définitive, sans avoir assez bien cerné notre sujet, rappelons seulement avec Wallon, que toute la nature de l'enfant c'est de jouer. Moralités : impossible d'imaginer un enfant sans le jeu.

Pensons alors à doter nos enfants de beaucoup de jouets, laissons les vivre pleinement leur enfance en toute réjouissance. Mais évitons surtout le superflu et l'artificiel qui nuisent souvent à l'épanouissement psycho affectif de l'enfant.

Notre enfant a besoin d’apprendre librement de la vie, car comme le rappelle Maurice DEBESSE : « On oublie vite ce qu’on a appris, mais on n’oublie guère ce qu’on a trouvé. Apprendre consiste à faire ses propres expériences. »

Et le sociologue et professeur d’EPS français Jean Marie Brohm de renchérir : « La première idée, sur laquelle on n’insistera jamais assez, est que l’éducation est un projet collectif où l’enfant doit pouvoir insérer le sien propre, sinon on sombre dans une pédagogie de la conformité et de l’adaptation, dans une pédagogie du clonage ou de la reproduction.

… Chacun le sait ou devrait le savoir, une éducation digne de ce nom ne saurait être une simple transmission d’un ordre constitué, mais réalisation d’une liberté. ».

En définitive, libérons l’enfance pour construire l’homme et sauver le monde !

La société de demain, c'est maintenant ou jamais!

 Par Oumar LY

7. juin, 2015

Par Oumar LY

Encore un combat, encore celui-là qui depuis lors est mené, et devrait toujours l'être pour le plus grand bien de tous: Eduquer nos enfants, les protéger contre l'ignorance, le dernier grand fléau du monde moderne: la matrice de tous les abus et de toutes les formes d'exploitation.

L'enfant fait partie de ces êtres fragiles dont notre humanité a plus que jamais besoin pour renforcer et pérenniser les piliers de son histoire: un être en perpétuel devenir dont aucune étape de l'évolution ne saurait être escamotée, sous peine de mal formation fatale à son existence.

Eh Bien, chers amis ! Faudrait que l'on comprenne alors qu'il n'est pas du tout un petit homme, du tout alors ! Excusez-moi, je ne suis pas bavard, je dois préciser: il est certes le petit de l'homme, mais hum ! Attention : "je suis seulement un enfant ", vous dira-t-il très gaiement !  De sa vie pleine d'innocence et d'insouciance, il est la bonne humeur du monde, il est notre espoir d'une humanité pérenne; protégeons-le tant que nous le pourrons si nous voulons que notre race, celle des humains, perdure par-delà les intempéries de notre époque.

Mais qui est-il alors?

C'est un bon "plaisancier", il ne sait que jouer (H. Wallon) pour visiter ce monde-ci qu'il apprend à connaître avant de l'apprécier à son goût. De grâce ne le décevons point au bout de cette belle aventure, .... Donnons-lui seulement les moyens de sa mission, le reste, la nature (sa nature) bien généreuse s'en occupera.

Chers parents! Chers amis adultes ! Offrons-lui beaucoup de jouets, mais soyons biens vigilants à lui trouver des jouets bien humains (... qui n'agressent pas trop son intelligence, autrement dit son humanité). Pour préserver notre planète commençons d'abord par assainir un environnement sain et humain dans la tête de l'enfant, le reste viendra sans attendre.

Il a besoin de s’aimer pour aimer la vie, et les autres ! Apprécions ses qualités, si on veut l’aider à bien grandir. Son plus grand défaut étant qu’il doit grandir avec des outils empruntés, ou même imposés.

Il est naturellement bon, c’est la société qui le corrompt progressivement (Rousseau).

Épargnons-le de nos haines et de nos combats intrépides, et offrons-lui notre sourire et notre amour afin de lui inspirer Espoir !

L’Espoir qui le fera grandir et murir en toute humanité !

Merci à tous les parents, et à tous les éducateurs du monde, pour ce que vous avez déjà fait, pour un développement durable à l'échelle de l'esprit humain.

                                                                                    Oumar LY, ce 12 Janvier 2012